La source de ces fiches est de Wikipedia ( l'encyclopédie libre )HISTOIREOn a retrouvé des traces de présence humaine en Tunisie datant du paléolithique. Le peuplement de la Tunisie par les Berbères, issus de la migration des populations libyques venues du Sud, est attesté au moins 4 000 ans avant J.-C. En 814 av. J.-C., des colons phéniciens venus de Tyr fondèrent la ville de Carthage. D'aprés la légende, ce serait la reine Élyssa (Didon pour les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda la cité. Certains historiens rejettent cependant la tradition littéraire et datent la fondation de la cité du milieu du VIIIe siècle. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois s'installent aux Baléares, puis, alliés aux Étrusques, ils dominent la Sicile, prennent pied en Sardaigne, et repoussent les Grecs de Corse. La fin de la troisième guerre punique (-146) marque l'établissement de la colonie romaine d'Afrique. Carthage est reconstruite par Jules César (Colonia Julia Karthago). Celle-ci devint la capitale de la nouvelle province d'Afrique et retrouve rapidement son rang et sa prospérité d'autrefois. C'est une période de grande prospérité, l'Afrique est le « grenier à blé » de Rome (cf. Colisée d'El Jem, antique Thysdrus, l'un des plus grands de l'empire). Au Bas-Empire, la cité, gagnée au christianisme, subit les persécutions impériales. Carthage est au IVe siècle l'une des plus grandes capitales spirituelles d'Occident. Quoique toujours officiellement une province de l'Empire Ottoman, la Tunisie acquiert une grande autonomie au XIXe siècle. À cette époque, le pays vit de profondes réformes, comme l'abolition de l'esclavage et l'adoption en 1861 d'une constitution ( la première du monde arabe ) , et manqua même de devenir une république indépendante. Malheureusement, en raison d'une part des la politique ruineuse des Beys, et d'autre part d'interférences étrangères dans l'économie, le pays connut de graves difficultés financières qui contraignirent à déclarer la banqueroute en 1869. Ce fut l'occasion pour les grandes puissances européennes de mettre pied dans le pays, qui fit l'objet de rivalités entre la France, l'Italie et le Royaume-Uni. La Tunisie avait à peine amorcé son virage vers l'indépendance qu'elle retombait sous le joug d'une autre puissance étrangère. Ce fut la France qui réussit à imposer au Bey un protectorat, à la grande colère de l'Italie qui voyait la Tunisie comme son domaine réservé Le 12 mai 1881, le protectorat français fut officialisé par la signature du traité du Bardo. La France ne tarda pas à abuser de ses droits et prérogatives de protecteur pour exploiter le pays comme une colonie, en contraignant le Bey à abandonner la quasi-totalité de ses pouvoirs au Résident Général de France, qui représentait à Tunis les intérêts de la République française protectrice La lutte contre l'occupation française commença dès le début du XXe siècle, autour de Béchir Sfar et son Mouvement des Jeunes Tunisiens, qui devint quelques années plus tard le Parti du Destour. Entré en conflit avec le régime du Protectorat, le Destour a, dès la proclamation officielle de sa création le 3 juin 1920, exposé son fameux programme en 8 points. En 1932, Bourguiba fonde avec d'autres le journal L'Action Tunisienne, qui, outre l'indépendance, prône la laïcité. Cette position originale au sein du Destour conduisit en 1934 plus tard à sa scission en deux branches, l'une islamisante qui conserva le nom Destour, et l'autre moderniste, le Néo-Destour. En 1938, Habib Bourguiba est emprisonné en France pour conspiration contre la sûreté de l'État. En 1940, le régime de Vichy le livra à l'Italie à la demande de Mussolini, qui espérait l'utiliser pour affaiblir la résistance française en Afrique du Nord. Cependant Bourguiba ne voulut pas cautionner des régimes fascistes et lança le 8 août 1942 un appel pour le soutien aux troupes alliées, position qui lui valut d'être aussitôt arrêté par les nazis, mais qui allait être à l'origine de sa remise en liberté en avril 1944. Des négociations furent menées après la guerre avec le gouvernement français, mais leur échec provoqua en janvier 1952 le début de la révolution armée et un durcissement des positions de chaque camp. Cette situation difficile fut apaisée par la reconnaissance de l'autonomie interne de la Tunisie concédée par Pierre Mendès France le 3 juin 1955. Enfin, le 20 mars 1956, la France finit par concéder à la Tunisie l'indépendance totale (à l'exception du port stratégique de Bizerte) et moins d'un mois plus tard fut élue l'Assemblée Nationale Constituante, dont Habib Bourguiba fut le premier présiden À l'indépendance, le pouvoir n'est pas restitué au Bey mais donné au peuple tunisien, représenté par le mouvement du Néo-Destour du leader Habib Bourguiba. Celui-ci est nommé président du Conseil par l'Assemblée Nationale. Les réformes se succèdent alors pour mettre en place un État moderne, parachever la souveraineté nationale et moderniser la société. Bien que l'Islam reste la religion d'état (le président de la République doit par exemple être de religion musulmane), le pouvoir des chefs religieux fut grandement réduit. Dès le 13 août 1956, dans la foulée de l'indépendance, Bourguiba fait promulguer le code du statut personnel, qui donne aux femmes, encore aujourd'hui, un statut inouï dans le monde musulman POLITIQUELe Président de la République tunisienne est élu tous les cinq ans au suffrage universel direct. Il est rééligible sans limitation du nombre de mandats jusqu'à l'âge de 75 ans révolus. Sont électeurs tous les citoyens tunisiens âgés de plus de vingt ans.
Le président actuel est Zine el-Abidine Ben Ali depuis le 7 novembre 1987. Il assura cette charge de 1987 à 1989 par intérim de Habib Bourguiba, déclaré médicalement inapte pour sénilité, puis fut élu en 1989, 1994, 1999 et 2004. Pour certains, le remplacement de Bourguiba pour des raisons de santé était en fait un coup d'État dissimulé sous des prétextes médicaux.
Le Parlement tunisien est bicaméral et est donc composé de deux chambres : Chambre des députés (Majlis el-Nouwèb) et Chambre des conseillers (Majlis el-Moustacharine).
GEOGRAPHIELa Tunisie a un faible relief et de très vastes plaines. Le massif le plus élevé, le jebel Châambi, culmine à 1 554 m seulement. Le Nord, au climat méditerranéen, est bien arrosé, ce qui favorise les cultures. Les terres les plus fertiles se trouvent au sud du cap Bon. À partir de Gafsa et de Gabès, le paysage change. Aux plaines couvertes d'oliviers, aux forêts de chênes verts et de chênes-lièges succède un paysage étrange, celui des chotts (encore appelés sebkhas), ces vastes cuvettes d'eau salée, souvent asséchées et couvertes de croûtes salines à l'aspect brilla Il varie considérablement du nord au sud. Au printemps, il fait beau partout mais les pluies ne sont pas rares dans le Nord. En été, il fait très bon sur les régions côtières grâce aux brises marines. En revanche, la chaleur est difficilement supportable à l'intérieur du pays et dans le Sud. En automne, on a une saison idéale quoique les jours raccourcissent. On peut se baigner jusqu'en octobre. En novembre, les premières pluies font leur apparition. Elles peuvent couper temporairement certaines pistes. Ne jamais essayer de franchir les oueds en crue. Les mois de mars et avril constituent la période idéale pour visiter les oasis du Sud. Les nuits peuvent être très froides mais, dans la journée, le Sahara apparaît dans toute sa splendeur sous un ciel lumineux. ECONOMIELe produit national brut (PNB) de la Tunisie s'élevait à 16,45milliards de dollars en 1994. Durant les dix années précédentes, le pays a connu une croissance moyenne de 1,8p.100 (4,4p.100 en 1994). La croissance s'est amorcée au moment où, en 1986, un plan d'ajustement structurel était engagé avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI). En 1995, la Tunisie signait un accord de libre-échange avec l'Union européenne, manifestant ainsi sa volonté de s'inscrire dans le commerce international. L'essor de l'économie tunisienne est d'autant plus remarquable que l'augmentation du PNB a été plus forte que l'accroissement de la population: le revenu annuel par habitant se hissait en 1994 à 1350dollars, le plus élevé des pays du Maghreb. Dans le même temps, la part de l'agriculture dans le PNB régressait à 16p.100 (contre 52p.100 pour les services), le taux de couverture des importations par les exportations progressait pour approcher 70p.100, tandis que l'endettement du pays -9,3milliards de dollars en 1994- était mieux maîtrisé. La Tunisie attire de plus en plus d'investissements privés, encouragés par un nouveau code des investissements très libéral (exonération fiscale pendant dix ans, rapatriement des bénéfices, convertibilité du dinar). Le chômage demeure cependant un des problèmes structurels de l'économie tunisienne: en 1994, il s'élevait à 17p.100, frappant principalement les jeunes, dont une grande partie de jeunes diplômés. |