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HISTOIRE

Aux temps anciens, le territoire de l'actuelle Slovénie était peuplé de Celtes et d'Illyriens. L'Empire romain conquit la région au Ier siècle, après 200 ans de lutte contre les tribus locales. Les plus importantes cités antiques de la région incluent Celeia (aujourd'hui Celje), Emona (Ljubljana), Nauportus (Vrhnika) et Poetovio (Ptuj).
Le tout premier État slave et slovène, la Carinthie, recouvre la plus grande partie du territoire de l'actuelle Carinthie autrichienne et de la Carinthie slovène. Les premiers temps de la Carinthie ne sont pas connus. Une hypothèse suggère que cet État a émergé au VIe siècle, lorsque les Lombards sont partis à l'ouest envahir les régions au nord de l'Italie. La Karantanie existait de manière certaine au VIIIe siècle. En 746, la Carinthie est devenue indépendante de la Bavière.
Dès le IXe siècle, les territoires habités par les Carinthiens, plus tard les Slovènes, tombent sous une domination étrangère, notamment un contrôle partiel et coopératif par la Bavière et les ducs de la République de Venise.
Les Slovènes habitant les provinces de la Carinthie, la Carniole et la Styrie vivent alors sous la domination des Habsbourg du XIVe siècle jusqu'à 1918, sans statut juridique spécifique mais ayant des députés à Vienne. Durant une parenthèse de 4 ans, une partie du territoire de l'actuelle Slovénie et de la Croatie passent sous la tutelle de Napoléon sous le nom de Provinces illyriennes.
Tandis que les élites de ces régions se germanisent, les populations paysannes résistent fortement à la germanisation et conservent leur culture et leur langue uniques. Après avoir subi l'influence de la Réforme au XVIe siècle, la région est recatholicisée sous le règne de l'Archiduc Ferdinand d'Autriche (règne 1590 - 1637), qui devient plus tard empereur et poursuit une politique identique dans les autres territoires des Habsbourg. Voir également : révolte paysanne croate et slovène de 1573.
Au cours du XIXe siècle, des intellectuels codifient le slovène pour en faire une langue littéraire, et les nationalistes ont commencé à apparaître, réclamant l'autonomie de la Slovénie à l'intérieur de l'Empire austro-hongrois.
En 1918, après la Première Guerre mondiale, les Slovènes forment avec d'autres peuples slaves du sud l'État des Slovènes, Croates et Serbes (le 29 octobre 1918) puis le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (le 1er décembre 1918) sous le règne du roi Pierre Ier de Serbie. Une partie de l’Istrie est annexée par l’Italie (voir irrédentisme), ce qui provoque la naissance d’un groupe de résistance, le TIGR. En 1928, A. Korosec devient le seul premier ministre de la monarchie yougoslave qui ne soit pas serbe. En 1929, l'État est renommé royaume de Yougoslavie. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le pays tombe sous la domination des puissances de l'Axe. Le pays est divisé entre Allemagne, Italie et Hongrie. Le 27 avril 1941, un front de libération est formé, qui passe le 1er avril 1943 sous contrôle communiste.
À la fin de la guerre, 30 000 Slovènes opposés aux Hongrois sont fusillés. Suivant le mouvement des Partisans, Tito fonde en 1945 la République fédérale socialiste de Yougoslavie, dont la Slovénie est membre.
Les intellectuels slovènes jouent un rôle important dans la politique yougoslave, et ont notamment inspiré la réforme économique de 1965, orientée vers une certaine décentralisation. La volonté d'ouverture des Slovènes se concrétise en 1969 par le projet d'autoroute vers l'Italie. Le projet étant interdit par le gouvernement de la fédération, le gouvernement slovène de Stane Kavcic démissionne.
Au sein de la Yougoslavie communiste, la Slovénie a été la République la plus avancée et la plus prospère. Ainsi, le quart des exportations yougoslaves sont dues à la Slovénie, qui ne participe pourtant qu'à 8,5 % de la population. Avant de décéder à Ljubljana en 1980, Tito avait pour ambition de continuer à concentrer le pouvoir économique et politique entre ses mains. Mais la Slovénie s'est tournée vers la démocratie et s'est ouverte aussi bien du point de vue culturel, civique qu'économique, à un degré presque sans précédent dans le monde communiste. En septembre 1989, l'Assemblée générale de la République Yougoslave de Slovénie adopte un amendement à sa constitution accordant le droit à la Slovénie de faire sécession de la Yougoslavie .
Le 23 décembre 1990, 90 % de la population slovène se prononcent par référendum en faveur de l'indépendance. Le 25 juin 1991, la République de Slovénie déclare son indépendance. Une guerre de 10 jours avec la Yougoslavie, presque sans effusion de sang, s'ensuit (du 27 juin 1991 au 6 juillet 1991). Après une forte opposition dont fait preuve la Slovénie, l'Armée populaire yougoslave retire ses forces.
Les liens historiques avec l'Europe occidentale font alors de la Slovénie un candidat désigné pour l'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN. La Slovénie devient membre de l'OTAN en mars 2004 et de l'Union européenne le 1er mai 2004. Elle abandonne officiellement sa monnaie, le tolar, au profit de l'euro le 1er janvier 2008, devenant le treizième pays à rejoindre la zone euro. Le change définitif est fixé à 239,64 tolars pour un euro.

POLITIQUE

La Slovénie fait partie de la zone euro depuis le 1er janvier 2008 (1 euro valant 239,64 tolars). La Slovénie est ainsi devenue le premier pays à adopter la monnaie européenne depuis l’introduction fiduciaire de l’euro le 1er janvier 2002 .
Les élections au Parlement (Državni zbor) du 3 octobre 2004 ont permis au parti démocrate (SDS) mené par Janez Janša d’arriver en tête du scrutin en doublant son nombre de députés, passant de 14 à 29 sur les 90 députés que compte la chambre basse. Pour leur part, les libéraux-démocrates (LDS) du premier ministre Anton Rop sont arrivés en seconde position après avoir perdu beaucoup de leur influence passant de 34 à 23 sièges. La participation a été de 60 %.
Le 11 novembre 2008, le diplomate de carrière Danilo Türk, 55 ans, qui se présentait comme candidat indépendant mais était soutenu par l’opposition de gauche, a remporté haut la main l’élection présidentielle en Slovénie. Lors du second tour organisé dans ce petit pays de l’ex-Yougoslavie, Danilo Türk a obtenu 68,26 % des voix, loin devant son rival, l’ancien Premier ministre Lojze Peterle, soutenu par la coalition gouvernementale de centre droit, crédité de 31,74 % des voix. Le président sortant Janez Drnovsek, 57 ans, qui n’avait apporté son soutien à aucun des deux candidats, avait décidé de ne pas briguer un second mandat de cinq ans. Son mandat expire le 22 décembre. Le taux définitif de participation a atteint plus de 57% des 1,7 million d’électeurs appelés aux urnes selon la Commission électorale.

GEOGRAPHIE

La Slovénie est située à la frontière entre l'Europe centrale, la Méditerranée et les Alpes. Les Alpes (dont les Alpes juliennes, les Alpes kamniques-Alpes saviniennes et les chaînes Karavanke et Pohorje) dominent la Slovénie à proximité de l'Autriche. La portion slovène de la côte adriatique s'étend sur environ 50 km de l'Italie à la Croatie.
Le terme « relief karstique », qui désigne une région calcaire comportant des rivières souterraines, des gorges et des grottes (Postojna, Skocjan) a pour origine le plateau du Kras entre Ljubljana et la frontière italienne.
La plaine Pannonienne, au nord-est, en direction de la frontière hongroise, est essentiellement plate. Cependant, la majorité de la Slovénie est vallonée ou montagneuse, avec environ 90 % de sa superficie situé à au moins 200 m au-dessus du niveau de la mer.
A l'est et au sud-est, les Balkans se caractérisent par des montagnes au relief arrondi, très boisées, où l'on trouve de nombreuses espèces animales devenues rares ailleurs en Europe, comme le lynx ou l'ours.

ECONOMIE

Avec sa petite économie de transition et une population d'approximativement deux millions d‘habitants, la Slovénie est un modèle de succès économique et de stabilité pour ses voisins de l’ancienne Yougoslavie.
Le pays, qui a rejoint l’Union européenne en 2004, possède une main-d’œuvre de très bon niveau, un emplacement géographique stratégique et des infrastructures de bonne qualité.
La Slovénie possède un PIB par habitant plus élevé que les autres pays d’Europe centrale et elle est devenue en 2004 le premier pays en transition d’une économie étatique vers une économie libérale à passer du statut de pays emprunteur à partenaire donateur à la Banque mondiale.
Beaucoup de secteurs de l'économie restent encore dirigés et les investissements étrangers en Slovénie sont les plus bas de l’Union européenne.
Les impôts sont relativement hauts et le marché de la main-d’œuvre reste encore très règlementé.
Les industries, héritage de la période communiste, perdent des parts de marché au profit de pays plus compétitifs, comme la Chine, l’Inde et bien d'autres.
En octobre 2004, le gouvernement a promis d'accélérer la privatisation de plusieurs grandes entreprises d’état et de mettre en œuvre des réformes économiques de baisse des charges fiscales, de flexibilisation du marché du travail. Il veut aussi augmenter l'efficacité du gouvernement.


 


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