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HISTOIRE

Les historiens pensent que les premiers visiteurs de l'île Maurice furent les navigateurs phéniciens arrivant du Liban, vers 2000 av JC. Les marins arabes visitèrent Maurice régulièrement à partir du Ve siècle et lui donnèrent le nom de Dina Arobi. Ce n'est qu'au début du XVIe siècle que des navigateurs portugais commencèrent à circuler dans la région. Des Portugais s'y installèrent pour la première fois en 1505 (elle figure malgré tout sur des cartes arabes datant d'avant la découverte par les Portugais, sous le nom de Cirné). L'île est occupée puis colonisée par les Hollandais à partir de 1598. Elle est baptisée Maurice en l'honneur du Prince hollandais Maurice de Nassau. Les Hollandais sont les premiers à introduire des esclaves sur l'île, les esclaves les plus nombreux sont amenés d'Afrique et de Madagascar. Leurs descendants, plus ou moins métissés, constituent la population dite créole. Il existe aussi des Indiens esclaves[2], présents dans l'île aux côtés des premiers Européens, et d'Indiens libres de niveau social non négligeable. Ils apporteront aussi les cerfs de Java, qui sont aujourd'hui chassés. En 1715, Maurice passe sous le contrôle de la France, quand Dufresne d'Arsel la revendique, et est renommée Île de France. L'île est prise par les Britanniques en décembre 1810 après une défense du Gouverneur-Général Isidore Charles Decaen. En août de la même année eut lieu l'unique victoire navale de Napoleon : la bataille du Grand Port. L'île est officiellement rattachée à l'empire britannique en 1814, date à laquelle elle retrouve son ancien nom. L'indépendance a été obtenue le 12 mars 1968 par le scrutin du 7 août 1967. Le pays est resté depuis membre du Commonwealth des Nations, bien qu'il devînt une république le 12 mars 1992. Grâce à une démocratie relativement stable ponctuée d'élections libres et régulières et à un bilan positif au niveau des Droits de l'Homme, le pays a su attirer des investissements étrangers importants et dispose d'un des revenus par tête les plus importants d'Afrique.

POPULATION

La population de l'île Maurice est le résultat de plusieurs vagues d'immigrations : d'abord les colons français, ensuite les esclaves venus d'Afrique, les Chinois et les Indiens amenés dans l'île pour travailler dans les champs de canne à sucre. Les Indos-Mauriciens sont les plus nombreux : plus de 68 % de la population dont 52% d'hindous et 16% de musulmans. Beaucoup d'entres eux se sont imposés dans l'administration, la justice, la médecine. Ils ont activement participé à un processus d'indianisation du pays, s'emparant du pouvoir politique aux dépens du groupe traditionnellement dominant formé par les Mauriciens blancs. Les Sinos-Mauriciens (moins de 3% de la population) sont surtout actifs dans le commerce. Le reste de la population est composé de Créoles (27%), descendant d'esclaves et à majorité catholiques, et de Franco-Mauriciens (blancs de Maurice) représentant 2% de la population qui représentent une certaine aristocratie.

POLITIQUE

L'île Maurice a un système juridique de droit mixte. S'y appliquent, le droit d'origine française et notamment le code civil et la Common Law anglaise. La procédure judiciaire correspond aux règles de procédure anglaise en grande partie avec une certaine variante. La hiérarchie des tribunaux est ainsi du sommet au plus bas : le comité judiciaire du Conseil privé de la Reine, puis la cour suprême de Maurice (comprenant une juridiction de première instance et d'appel) et les tribunaux de magistrats. Le système politique et institutionnel[3] correspond à un régime parlementaire. Le chef de l'État de Maurice est le Premier ministre. Le Président n'a pas de pouvoir décisionnel, mais symbolise à l'étranger la République de Maurice. Il est élu pour une période de cinq ans par l'Assemblée nationale. Le Parlement est constitué d'une unique chambre (unicaméral). Des 66 membres de l'assemblée, 62 sont élus directement par un scrutin populaire (dont 2 représentant Rodrigues), tandis que 4 sont désignés pour représenter les minorités ethniques. Leur choix dépend des résultats des élections. Le Parlement est dirigé par le premier ministre, chef de la majorité parlementaire et un conseil des ministres. Le régime fonctionne d'après le modèle britannique appelé "westministérien". Le pays compte 225 prisonniers pour 100 000 habitants, soit un taux élevé au regard des autres taux constatés dans le monde

GEOGRAPHIE

La formation de cet archipel résulte d'éruptions volcaniques sous-marines qui se sont produites il y a des millions d'années. L'île Maurice elle-même s'est formée autour d'un plateau central, dont le point le plus élevé, le Piton de la Petite Rivière Noire, culmine à 828 m dans le sud-ouest. Autour de ce plateau, on distingue assez facilement le cratère Kanaka des nombreuses montagnes qui l'entourent. Le climat local, de type tropical, est tempéré par les alizés du sud-est. Il y a deux saisons : la saison sèche de mai à novembre- appelée également hivernage, et la saison humide de novembre à mai -appelée saison cyclonique . Située dans le nord-ouest, Port-Louis est la capitale de l'île et la plus grande ville. Les autres villes importantes sont Curepipe (au centre), Vacoas-Phœnix, Quatre Bornes, Rose-Hill et Beau-Bassin. Mahébourg (au sud-est) n'est pas une grande ville, néanmoins c'est la plus proche de l'aéroport international de Plaisance-Sir Seewoosagur Ramgoolam.

ECONOMIE

Depuis son indépendance acquise en 1968, Maurice a connu une évolution économique fulgurante. L'île est passée d'un statut de pays à bas revenus, dont l'économie reposait sur l'agriculture, à un statut de pays dit émergent, aux revenus intermédiaires dont l'économie diversifiée repose sur des secteurs industriel et financier en pleine croissance et sur le tourisme. Durant cette période, la croissance annuelle a été de l'ordre de 5 % à 6 %. Ce résultat remarquable se traduit par une amélioration de l'espérance de vie, une baisse de la mortalité infantile et un grand développement des infrastructures. La canne à sucre est plantée sur 90 % environ de la surface cultivée, et constitue 25 % des revenus du commerce extérieur. Une sècheresse historique a cependant endommagé durement la récolte sucrière de 1999. La stratégie de développement du gouvernement est axée sur les investissements étrangers. Maurice a attiré plus de 9000 sociétés offshore, dont beaucoup se consacrent au commerce en Inde et en Afrique du Sud. Maurice est aussi un pavillon de complaisance. Le secteur bancaire a réalisé plus d'un milliard de dollars d'investissements. Les performances économiques dans la période 1991-99 sont restées fortes, avec un taux de chômage limité. Cependant, l'économie mauricienne risque de recourir à une forte restructuration dans les années à venir. En effet, les réformes de l'Union européenne concernant le marché sucrier vont lourdement affecter l'exportation du pays. Ainsi, d'autres secteurs restent à développer pour constituer de nouveaux piliers de l'économie (les services informatiques, notamment). L'île compte par ailleurs énormément sur l'industrie touristique pour générer davantage de richesses et créer des emplois. En 2006, l'île Maurice a accueilli 788 000 touristes, dont la majorité vient de France. Il existe actuellement 99 hôtels en opération dans le pays, dont 42 avec plus de 80 chambres. Pour attirer davantage de touristes, le pays a commencé à libéraliser l'accès aérien et des lignes comme Corsairfly peuvent maintenant desservir la destination. Prochainement, ce sera au tour de Virgin Atlantic. La construction de villas de luxe vendues sous le Integrated Resort Scheme est appelée à devenir un nouveau pôle de croissance économique. Grâce à ce nouveau type d'aménagement combiné à l'ouverture du pays aux étrangers, Maurice amorce une nouvelle ère de développement, qui porte déjà ses fruits en terme d'investissement étranger direct et d'emplois créés et qui est appelé à changer la face du pays, à plus long terme. L'IRS a bien vite suscité l’intérêt de dizaines de promoteurs locaux et étrangers ; pour preuve les autorités ont reçu plus d’une vingtaine de projets de ce type représentant des investissements de Rs 100 milliards et avec un potentiel de création pour 12 000 emplois. Au total, rien qu’avec ces projets, plus de 1700 villas de luxe devraient voir le jour dans les deux à cinq prochaines années.


 


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