HISTOIRELa civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant notre ère. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala. Toutefois, la plupart des villes de l'époque classique de la région de Petén, située dans les plaines du nord, furent abondonnées vers l'an 1 000 après Jésus-Christ. En revanche, les États installés dans les plateaux du centre du pays continuèrent à prospérer jusqu'à l'arrivée des Espagnols. Pedro Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement ces États entre 1523-1527. Les Espagnols avait conquis toute l'Amérique centrale, et la majeure partie était sous la dépendance de la capitainerie générale du Guatemala. Les Espagnols fondèrent d'abord la capitale de la Guatemala à l'emplacement que l'on appelle maintenant Ciudad Vieja. Mais cette ville a été détruite par des inondations et un tremblement de terre en 1542. Les survivants fondèrent, en 1543, une nouvelle ville qui porte maintenant le nom de La Antigua. La Antigua devint l'une des capitales les plus riches du continent au XVIIesiècle. La Antigua était à plusieurs reprises frappée par les éruptions volcaniques, les inondations et tremblements de terre. Deux tremblements de terre détruisirent la ville en 1773. Les ruines de cette ville sont conservées et sont considérées comme des monuments nationaux. La troisième capitale, qui est restée jusqu'à nos jours, la ville de Guatemala a été fondée en 1776 après que les autorités ont ordonné d'abondonner Antigua. Le Guatemala devint indépendant le 15 septembre 1821. Le Guatemala fit partie de l'empire du Mexique pendant quelque temps et puis intégra les Provinces-Unies de l'Amérique centrale. Les Provinces-Unies fut démantélée à l'issue de la guerre civile de 1838-1840. Rafael Carrera fut une des personnes clé de la révolution contre le gouvernement fédérale et du morcelement du pays. Carrera, soutenu par les conservateurs, les grands propiétaires fonciers et l'Église, fut dictateur du Guatemala de 1844 jusqu'à sa mort en 1865. Le renversement du dictateur Jorge Ubico en 1944 marqua le début de dix années de démocratie. Juan José Arevalo, leader du parti qui renverse le dictateur est élu président en 1945, il tente de promouvoir des lois capitalistes, avec les même droits du travail qu'en Europe ou aux États-Unis au début du XIXe siècle. United Fruit Company a un pouvoir important dans ce pays. Le colonel Jacobo Arbenz lui succéde en 1951, élu avec une large majoritée des voies, il prône un système de capitalisme indépendant. Lance des programme de santé, d'alphabétisation, et une réforme agraire, ou les riches propriétaires fonciers doivent payer des impôts. Lors de la Dixième conférence des Chanceliers de l'Organisation des États Américains (OEA), à Caracas, en mars 1954, John Foster Dulles, secrétaire d'État du président Dwight Eisenhower, actionnaire principal de la United Fruit Company, société influente au Guatemala, et frère d'Allen Welsh Dulles, directeur de la CIA, approuve les délégués envoyé par Fulgencio Batista, dictateur de Cuba, Rafael Leónidas Trujillo Molina, dictateur de la République dominicaine et Anastasio Somoza, dictateur du Nicaragua, pour qui Arbenz est un agent de Moscou. Le chancelier Guillermo Toriello, réfute une à une les accusations. En juin 1954, le lieutenant-colonel Carlos Castillo Armas envahi le pays, aidé par des troupes entrainées aux Honduras par la CIA. Des avions envoyés par les États-Unis déversent des bombes de 250 kg sur la population civile. Le 25 juin 1954, Arbenz ordonne de distribuer des armes au peuple, l'armée refuse, Arbenz démissionne dans la nuit du 27 juin. Ce dictateur fut assassiné en 1958 et remplacé par le général Ydigoras Fuentes. Quelques sous-officiers se rebellèrent en 1960, mais leur tentative échoua. Certains d'entre eux partirent alors se cacher dans la forêt et établirent des contacts avec Cuba. Ce groupe de militaires forma les noyaux de la guerilla qui s'opposa au gouvernement central jusqu'aux accords de 1996. En 1992, Rigoberta Menchú, indigène Maya qui a participé à l'émancipation de son peuple, reçut le prix nobel de la Paix. On peut citer 4 grands groupes de guerillas d'extrême gauche : EGP, ORPA, PGT, FAR. Ces 4 groupes s'unirent en 1982 pour former l'URNG (Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca ou Union Révolutionnaire Nationale Guatémaltèque). POLITIQUELe Guatemala est une République parlementaire. Les élections législatives et présidentielle ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés. GEOGRAPHIELe Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situés dans le sud du pays. Parmi les grandes villes citons la ville de Guatemala, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac de Izabal est situé près de la côte donnant sur la mer des Caraïbes. Le Guatemala est divisé en 22 départements : Alta Verapaz, Baja Verapaz, Chimaltenango, Chiquimula, El Progreso, Escuintla, Guatemala, Huehuetenango, Izabal, Jalapa, Jutiapa, Peten, Quetzaltenango, Quiche, Retalhuleu, Sacatepequez, San Marcos, Santa Rosa, Solola, Suchitepequez, Totonicapan, Zacapa. Plus de la moitié des habitants descendent des indigènes mayas. On appelle en espagnol ladinos les indigènes et les métis (de sang européen et indigène) occidentalisés. La majorité des Guatémaltèques vivent dans les zones rurales, même s'il faut constater une accélération des départs pour les villes. La principale religion est le catholicisme, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits. Environ 40% des Guatémaltèques sont protestants et 1% pratique la religion maya. L'espagnol est la seule langue officielle, mais tous les indigènes ne la comprennent pas. Cependant, depuis les accords de paix de décembre 1996, certains documents officiels sont traduits dans les langues indigènes. ECONOMIEL'agriculture représente un quart du PIB, deux-tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représente 20% du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaître le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation. L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins |